Spa Marin du Val André : « Nous irons plus loin dans le sur-mesure »
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INTERVIEW – Pour le directeur du nouveau Spa Marin du Val-André, Gilles Tatu, la thalasso doit s'inspirer de ce que le spa a de meilleur : la personnalisation du service. Inauguré le 17 décembre, le concept haut de gamme du Spa Marin de Pléneuf-Val-André (Côtes d'Armor) se veut innovant. Jouant à la fois sur la rigueur de la thalasso et le plaisir du spa, ce nouveau centre s'étend sur près de 2 000 m2, avec 18 cabines de soins, un parcours marin hydro-actif d'eau de mer, une piscine d'eau de mer chauffée, une salle de repos chaude à 26° avec aérosol et aromathérapie, une salle cardio-stress high-tech, une tisanerie, ainsi qu'un espace beauté, maquillage et coup de peigne. La spa manager, Marie-Laure Gendry, est à la tête d'une équipe de huit personnes. Proguidespa.com : Comment s'est déroulée l'ouverture du Spa Marin du Val André ? Gille Tatu : Ce fut une bonne surprise. En deux jours, nous avons accueilli plus de 2 000 visiteurs, venus par curiosité pour découvrir l'établissement, alors que la phase de communication n'avait pas encore commencé. Cette affluence nous a montré qu'il y avait une très forte attente sur le plan local. Le Spa Marin s'est aussi fait désirer depuis plus d'un an... Que s'est-il passé ? Nous avons dû faire face à de gros problèmes d'étanchéité sur les bassins. Il a fallu tout recasser et reconstruire, ce qui a rallongé les délais. Vous avez dirigé le Relais Thalasso Ile-de-Ré pendant dix ans. Qu'est-ce qui vous a motivé dans ce projet ? Le concept. Je trouvais que la thalasso n'évoluait pas suffisamment à mon goût. Ici, nous avons voulu allier son univers rigoureux à celui du spa, synonyme de détente et de plaisir. Dans un cadre plus intimiste, avec seulement 18 cabines, nous voulions créer un esprit « cocooning », avec une certaine naturalité et de l'authenticité. On y trouve des locaux épurés, un mobilier de marque, un design travaillé, très minéral, sans plante verte... Le mariage spa et thalasso n'a pas toujours été couronné de succès. Certains établissements en reviennent. Vous ne craignez pas le mélange des genres ? Pas du tout. Il est vrai que la plupart des thalassos reviennent à leur cœur de métier, après avoir surfé sur la vogue du spa. Nous, au contraire, nous pensons qu'il faut en garder l'esprit, mais éviter ses aspects ostentatoires. Au départ, le groupe HMC (propriétaire du Spa Marin, ndlr) avait un projet de thalasso classique, puis, sous l'impulsion d'Alain Masazza, notre consultant, nous avons travaillé sur un positionnement plus original. Par exemple, à l'opposé de la thalasso de Roscoff, qui est très médicalisée, nous n'avons pas de médecin sur l'établissement. La priorité est donnée au service, à l'accueil et à l'accompagnement du client. On sait que l'accompagnement est l'un des points faibles de la thalasso... Comment comptez-vous faire la différence ? Notre prise en charge des clients sera plus personnalisée. Nous intégrons des soins individuels dans nos forfaits, nous avons des vestiaires individualisés, nous rajoutons une petite touche supplémentaire aux enveloppements, comme un soin visage, pour les rendre plus glamours, nous proposons à nos clients de choisir leur huile essentielle avant chaque soin, nous leur offrons aussi la possibilité de sélectionner la musique qu'ils souhaitent, etc. Ce n'est qu'un début. Dans les prochains mois, nous irons encore plus loin dans le sur-mesure... Par exemple ? Nous aurons des cabines doubles pour que nos clients puissent recevoir leurs soins dans un seul et même endroit, sans être contraints de se déplacer tout le temps. A quel public vous adressez-vous ? Alors que la thalasso perd de plus en plus ses clients seniors, nous avons choisi de cibler une clientèle jeune d'environ 35 ans. Bien sûr, ce choix se fait au détriment des longs séjours, car c'est un public plus éphémère qui ne préfère rester que quelques jours sur place. En termes de chiffre d'affaires, c'est aussi une autre manière de fonctionner, car il faut vendre trois à quatre petits séjours pour compenser le manque à gagner d'une cure plus longue. La destination s'y prête ? Bien entendu. Nous avons une capacité d'accueil dans notre hôtel résidence quatre étoiles de 68 chambres et 27 suites. Val André est une station balnéaire qui doit retrouver son lustre d'antan. Il y a un casino, des commerces et un magnifique golf de 18 trous, que nous mettons en avant dans un programme spécialement dédié aux golfeurs. Notre objectif est d'accueillir 70 à 80 personnes par jour, avec un taux d'occupation de l'hôtel de 70%. Propos recueillis par GM. |
| Janvier 2012 |
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