Fish spa : les garra rufa à l’ordre du jour au ministère de l’écologie
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| Les garra rufa, ces petits poissons sauvages utilisés par les « fish spas » pour des séances de gommage des pieds, restent soumis à une réglementation stricte, que les pouvoirs publics ont aujourd'hui du mal à faire appliquer. Le sujet devrait être évoqué jeudi lors d'une réunion hebdomadaire au ministère de l'écologie, selon nos informations.
La récente vogue des « Dr Fish » n'a pas fini de faire parler d'elle... Utilisés pour nettoyer la peau des cellules mortes dans des instituts, des spas ou des centres dédiés appelés fish spas, les garra rufa entrent dans le champ d'application d'une réglementation qui n'a pas grand-chose à voir avec l'esthétique : l'article L413-3 du code de l'environnement, qui prévoit que les responsables de tels établissements doivent être titulaires d'un certificat de capacité pour l'entretien de ces animaux et obtenir une autorisation préfectorale. Des formalités administratives que les responsables de centres ignorent souvent lors du démarrage de leur activité. Pourtant, en cas d'irrégularités, la sanction peut être lourde : 12 mois de prison et 15 000 euros d'amende ! Et ce n'est pas fini. Pour que les poissons puissent agir pleinement sur les peaux mortes, leurs propriétaires doivent les placer dans une situation de restriction alimentaire, ce qui nécessite, aussi, la surveillance du ministère de l'agriculture, en charge du bien-être animal. Il faut donc prévoir une pièce spécifique pour entreposer ses épuisettes et un aquarium approprié pour les poissons qui ne travaillent pas... N'oublions pas, enfin, le ministère de la santé, car se faire exfolier les peaux mortes des pieds par des petits poissons d'eau douce, dans un bassin d'eau chauffée à 25°, pose aussi une question d'hygiène publique. Les particuliers et les entreprises intéressés par ce type d'activité ne sont pas les seuls à être confrontés à ce casse-tête juridique. Les pouvoirs publics, aussi. Les Directions départementales de la protection des populations, chargées d'organiser les inspections des fish spas, tombent souvent sur des propriétaires peu au fait de leurs obligations. Mais les contraindre à passer devant une commission régionale pour obtenir un certificat de capacité équivaut, dans certains cas, à leur faire mettre la clé sous la porte. Dans ces conditions, la réglementation actuelle est-elle vraiment applicable ? Selon nos informations, la possibilité que les garra rufa passent dans la catégorie « espèces domestiques » pourrait être envisagée. A suivre, donc. Georges Margossian Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) SVS Edition. |




