Le spa et le thermoludisme, des produits d’avenir pour le CNT
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| Le Conseil national du tourisme (CNT) vient de publier une analyse prospective du secteur en France pour 2020. Parmi les « produits de niche » les plus prometteurs, il cite les centres thermoludiques et aqualudiques, ainsi que les spas d'hôtel.
Face à la concurrence et aux perspectives de développement du marché, les acteurs du tourisme de bien-être devront fournir des efforts d'innovation et de créativité « au niveau des techniques de soins », indique le rapport du CNT. Les équipements de demain serviront à attirer de nouvelles clientèles - comme les familles, les couples ou des groupes d'amis -, et dynamiser l'image des sites touristiques : des complexes thermaux en phase de modernisation, mais aussi des stations de montagne confrontées au réchauffement climatique. Le rapport indique que ces stations devront aussi répondre aux nouvelles sensibilités écologiques et aux nouvelles normes haute qualité environnementale, en améliorant notamment leur confort sur plusieurs plans : visuel, olfactif, acoustique, hygrothermique, etc. Parallèlement, la clientèle, plus jeune et plus diversifiée (proximité), devrait pousser les centres à travailler davantage leurs offres. « Les femmes resteront la clientèle principale, mais leurs besoins évolueront : jeunes mamans, cadres qui cherchent un moyen de se déstresser, femmes qui suivent la cure avec leur conjoint, groupes d'amies et de copines... » Thématisation des offres de bien-être La multiplication des offres de bien-être devrait s'accompagner d'un renforcement de la thématisation des soins avec les bains romains, les bains japonais, les bains nordiques et les bains orientaux. « Une grande importance serait accordée à la mise en scène, à la décoration et à l'atmosphère des lieux. », ajoute le document. La thalassothérapie n'est pas oubliée. Le CNT estime que sa fréquentation devrait continuer à progresser pour atteindre 350 000 personnes en 2020, mais moins vite que par le passé. Face aux spas, le rapport recommande un meilleur ciblage des clientèles, des séjours plus courts et une approche préventive pouvant faire appel à des soins non médicalisés, comme de la « médecine douce adaptée aux maux d'une société stressée et soucieuse de son image », précise-t-il. Côté spas, le rapport observe qu'ils deviennent de plus en plus un produit d'appel dans les hôtels de catégories supérieures et « un facteur de choix très prisé par les clientèles », même s'il s'agit surtout, pour les auteurs, de « variantes plus ou moins sophistiquées des formules de 'fitness club' », rarement rentables, notamment par rapport aux chambres. Enfin, le CNT estime qu'il faudra encore du temps pour réduire le décalage entre la prise de conscience de l'intérêt du produit « remise en forme » et le passage à l'acte de consommation. La rédaction Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) SVS Edition. |






