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Repreneur, les 15 pièges que vous devrez éviter... Version imprimable Suggérer par mail Ajouter aux favoris
04 mars 2008
Votre parcours ressemblera à un long et difficile saut d’obstacles. Pour atteindre la case « succès », vous devrez éviter les  « chausses-trappes » et les fausses pistes tout au long de votre progression...
1. Vous n’avez pas le goût du risque.
Inutile donc de continuer. Accéder au statut de patron exige une forte volonté d’indépendance et une prise de risque que l’on n’est pas toujours prêt à assumer (contraintes familiales, patrimoine personnel, avenir des enfants...).

2. Vous êtes un créateur, pas un repreneur.
Le créatif travaille sans filet. Le repreneur, lui, est un investisseur et un manager. Dès que l’opération est réalisée, il n’a pas une minute à perdre : rien ne doit freiner l’activité de la société qu’il vient de reprendre.

3. Vous n’êtes pas vraiment motivé.
Si vous considérez la reprise comme une compensation à un échec personnel, prudence ! Il y a une différence entre le désir et le passage à l’acte...

4. Votre entourage n’est pas prêt.
Vous avez trouvé votre cible, des financiers et une entreprise à reprendre. Seul problème : votre famille, qui n’est pas d’accord. Votre « cohabitation » s’annonce difficile, car la reprise va modifier durablement votre existence et votre vie familiale s’en trouvera, bien sûr, affectée.

5. Vous vous arrêtez au premier dossier.
Déjà fatigué ? En moyenne, un repreneur étudie plusieurs dizaines de dossiers avant d’engager une approche finale.

6. Vous ne vous présentez pas comme un repreneur.
Vous aurez du mal à convaincre un banquier, un investisseur et un cédant, en leur annonçant que vous êtes un cadre qui cherche à se reclasser. N’affichez surtout pas un comportement de salarié.

7. Vous ne savez pas comment asseoir votre autorité.
Pour que vous soyez accepté en tant que leader, vous devrez inspirer confiance. Votre futur personnel vous scrutera à la loupe et interprétera toutes les informations qu’il obtiendra sur vous. Mais votre réputation passée joue aussi un grand rôle.

8. Vous vous trompez de cible.
Si vous méconnaissez le métier et le secteur d’activité, votre tâche risque d’être ardue. Votre crédibilité risque d’en souffrir. Le choix d’une zone géographique est également essentiel. Cette dernière peut limiter le nombre d’opportunités et vous éloigner de vos relations professionnelles si vous ne connaissez pas la région.

9. Vous pensez économiser en rachetant une entreprise en difficulté.
A priori, c’est une opération moins onéreuse. Mais vous devrez ensuite débourser beaucoup d’argent pour relancer l’activité et mobiliser le personnel.

10. Vous tombez sur une fausse annonce.
L’offre est alléchante. On y précise même la progression spectaculaire du chiffre d’affaires. Mais quand arrive le moment de négocier, votre interlocuteur fait traîner les discussions. Bref, le « cédant » n’a jamais voulu vendre. Tout juste souhait-il vérifier si sa belle affaire plaisait encore.

11. Vous faîtes un mauvais diagnostic.
La reprise risque de vous coûter doublement cher. D’abord, le prix que vous négocierez sera fondé sur une mauvaise évaluation. Ensuite, le potentiel de développement que vous aurez largement surestimé vous conduira à investir massivement. Inversement, un diagnostic mal préparé peut vous faire passer à côté d’une bonne affaire.

12. Vous êtes pressé de conclure.
Après vos deux échecs précédents, vous comptez bien réussir cette négociation. Le cédant a tendance à surévaluer sa société ? C’est bien normal, vous dites-vous, car, cette fois, vous tenez le bon bout. Et vous ne prenez même pas la peine d’exiger des garanties de passif. Bonne chance...

13. Vous allez voir un banquier les mains vides.
Si vous n’avez même pas le soutien d’un partenaire financier, les portes des banques resteront fermées. On ne prête qu’aux riches...

14. Votre expert-comptable est celui de votre prédécesseur.
Votre cédant peut se frotter les mains. Son plus fidèle allié travaille auprès de vous. Du passé, il fera table rase. Pour le plus grand bien de son ancien employeur. Et aux dépens, peut être, de votre activité future.

15. Vous avez mal évalué les financements nécessaires.
A la place de l’ancien patron, c’est sûr, vous auriez fait autrement. Seulement voilà : il est trop tard. Vous n’avez pas su évaluer tous les surcoûts : problèmes avec le personnel, fournisseurs peu fiables, banquiers frileux, etc. Et pourtant, curieusement, quand vous avez visité l’établissement, il semblait si bien fonctionner...

 
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