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Gestion
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La rentabilité des spas d’hôtels |
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26 mars 2008 |
Le spa d’hôtel est-il rentable ? La question soulève les passions. Et si certaines grandes chaînes hôtelières haut de gamme affirment que leurs spas sont plus rentables que leurs restaurants, qu’en est-il pour les hôtels moins luxueux, les quatre ou trois étoiles ?
Le spa d’hôtel est-il rentable ? La question soulève les passions. Et
si certaines grandes chaînes hôtelières haut de gamme affirment que
leurs spas sont plus rentables que leurs restaurants, qu’en est-il pour
les hôtels moins luxueux, les quatre ou trois étoiles ?
Le spa intrigue souvent les hôteliers. Longtemps réservé à la crème des établissements, conçu et géré pour une clientèle huppée et cosmopolite, il semblait hors de portée des hôtels de gamme moyenne. Cependant, en interrogeant de nombreux professionnels, la réalité nous a paru beaucoup moins tranchée. Si elle reste un casse-tête pour bon nombre d’hôteliers, la rentabilité d’un spa n’est pas une gageure. Certains dégagent même des bénéfices. Mais cela demande une connaissance approfondie de l’univers spa et une parfaite maîtrise de son business model. En voici les grandes lignes.
Quelle est la taille idéale pour un spa d’hôtel ?
Le spa d’hôtel est-il rentable ? La question soulève les passions. Et
si certaines grandes chaînes hôtelières haut de gamme affirment que
leurs spas sont plus rentables que leurs restaurants, qu’en est-il pour
les hôtels moins luxueux, les quatre ou trois étoiles ?
En matière de création de spa, les Anglo-saxons ne parlent que de mètres carrés, sans tenir compte de la spécificité des spas en question. Bien sûr, personne ne tombe d’accord sur la surface idéale. On parle généralement de 10m2 par chambre dans un hôtel orienté bien-être, de 5 à 7m2 par chambre pour un hôtel de villégiature et de 3m2 par chambre pour un hôtel d’affaires. Pour un hôtel de cent chambres par exemples, cela donnera alternativement un spa de 1000m2, de 500m2 ou de 300m2 ! En fait, il serait imprudent de parler de taille idéale en ne tenant compte que de la capacité d’hébergement de l’hôtel. Il vaut mieux choisir la superficie en tenant compte du type de spa que l’on désire implanter et du nombre de clients susceptibles de le fréquenter.
Combien faut-il investir ?
Encore une question qui fâche et sur laquelle personne ne se met d’accord. Pour un hôtel *** de bien-être, les prix couramment pratiqués en Allemagne et en Angleterre sont de 1500€ à 2500€ par m2. Tout dépend, bien sûr, du type d’équipement, de la réputation de l’architecte et des matériaux choisis.
Charges et chiffre d’affaires
Les deux plus gros postes de dépenses dans un spa sont l’énergie (eau, électricité) et les frais de personnel. La piscine, le sauna et la salle de fitness représentent les activités les plus gourmands en énergie. Il s’agit donc de les concevoir de façon à pouvoir maîtriser les coûts. En résumé : pas de profondeur de piscine au-delà d’1,60 m, une utilisation possible de la salle de fitness sans surveillance et un nombre limité d’humidifications dans le sauna. En restant vigilant, on hésitera certainement entre une douche à affusion (350 litres d’eau utilisés en 20 minutes) et un caisson multisensoriel, qui n’en utilisera que le tiers. Les frais de personnel pour un spa d’un hôtel de bien-être vont de 150 000 à 200 000 euros par an, soit le double du personnel d’un spa d’hôtel de villégiature et quatre fois celui d’un spa urbain. Bref, entre le personnel nécessaire au spa et l’énergie utilisée, les frais de fonctionnement doublent les charges d’un hôtel normal.
Peut-on déterminer la rentabilité de chaque collaborateur ?
En matière de spa, on ne peut appliquer la règle généralement utilisée en hôtellerie, à savoir diviser le chiffre d’affaires réalisé par le nombre de collaborateurs. D’ailleurs, il est rare que le spa soit rentable s’il constitue une entité juridique à part entière, même s’il existe des exceptions, comme le Ritz Health Club, à Paris. Prenons l’exemple d’un petit hôtel, dont le département wellness comprend une petite piscine, un sauna et une salle de fitness, mis gratuitement à disposition des clients. Il lui faudra monopoliser un ou deux employés pour s’en occuper. Leur valeur ajoutée au chiffre d’affaires est nulle. Et pourtant, cette partie de l’hôtel générera un profit indirect, car elle constitue un critère de sélection d’hôtel pour le client et permettra à l’hôtelier d’augmenter le prix des chambres.
Que faut-il pour rentabiliser une activité spa ?
En fait, la rentabilité d’un spa dépend de sa conception. Cela vaut surtout pour les spas n’acceptant que les clients de l’hôtel et très peu de clients venant de l’extérieur. Bien placé dans l’hôtel (donc de préférence ni en sous-sol ni dans un vague local technique), le spa produit du chiffre d’affaires par la vente des soins, mais aussi des produits et des forfaits soins/hébergement.
Quelles sont les perspectives ?
Plutôt bonnes ! Il y a sept ans, 12% des clients utilisaient les installations spa des hôtels où ils étaient descendus. Aujourd’hui, ils sont en moyenne 30%, quand ce n’est pas davantage. La clientèle demandeuse de soins spa est en constante augmentation, non seulement parmi la clientèle des seniors, soucieuse de prévention santé, mais aussi parmi la clientèle de 25 à 35 ans, qui désire une meilleure qualité de vie… et suivre la mode.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2008) SVS Edition.
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