Dans l’un, ambiance chaleureuse et bon enfant. Dans l’autre, atmosphère tibétaine et cadre dépouillé. Deux conceptions différentes du spa, deux modes de gestion, mais un point commun : l'importance accordée aux techniques manuelles.
La chaleur orientale C’est LA tendance qui monte, fortement relayée par les fabricants de prêt-à-porter qui, devant la perspective de la concurrence chinoise, préfèrent se reconvertir dans la cosmétique et le bien-être. Et chacun de vouloir « son » hammam et ses soins du harem : gommages, enveloppements et massages aux huiles odorantes. Dès la porte passée, les parfums les plus subtils vous chatouillent les narines, le murmure des fontaines, le claquement des gants de gommages, les rires et la musique... Tout évoque les Mille et Une Nuits ! Le lieu est plus ou moins folklorique, plus ou moins authentique, plus ou moins réussi, mais l’ambiance est presque toujours au rendez-vous. Contraste avec une société où l’un ne communique plus beaucoup, attrait de l’exotisme… Le spa « à l’orientale » recueille aujourd’hui tous les suffrages. Investissement : Le plus gros morceau est le hammam lui-même et son générateur vapeur, car il vaut mieux choisir une société avec un bon service après vente. Pour un hammam de 150 m2, comptez un investissement de 60 000 euros (en serrant les vis) à 200 000 euros, si vous choisissez des modèles plus sophistiqués.
A proscrire : Le hammam en plastique blanc à deux ou trois places. Ce type de cabine ne convient qu’à des salles de bains privées où à des hôtels disposant d’une toute petite surface. Il ne permet pas la mise en œuvre des rituels hammam. Autant opter pour un caisson sensoriel type Spajet et développer des protocoles originaux.
La rigueur zen
Qui a dit que le zen, c’était la « cool attitude » ? Certainement quelqu’un qui n’a pas révisé ses classiques asiatiques. Le zen est fait d’ombre et de lumière, de yin et de yang, de matériaux nobles et bruts, comme la pierre, le bois et le métal. Les soins sont appuyés, les massages - tui na ou shiatsu - profonds, à la limite du supportable, et le silence, de rigueur. La musique se fait ici thérapie, c’est dire si le choix en est délicat. Mais, à la sortie, quelle récompense ! Un corps plus souple, un esprit clair, des énergies réharmonisées... On comprend que le client s’habitue vite et se fidélise volontiers.
Investissement : Pour un espace de 150m2, qui vous permettra de créer cinq cabines, comptez un investissement de 30 000 à 40 000 euros.
A proscrire : Sous prétexte de dépouillement, faire « pauvret » en rognant sur la qualité des matériels utilisés. Le zen est beau lorsqu’il est dépouillé, avec de belles matières.
Alors, comment choisir entre ces deux tendances ? Tout simplement, en fonction de votre propre personnalité. Si votre nature vous porte à être plutôt organisé, discipliné, que vous ne supportez pas les situations qui échappent à votre contrôle, nous vous conseillons d’opter pour le spa « rigueur zen », que vous maîtriserez plus facilement. En revanche, si, pour vous, l’essentiel est de communiquer, que vous privilégiez les émotions et l’intuition, vous serez plus à votre aise dans un hammam convivial.
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